L’équipe Gryyym: Grégory Makles

Gregory Makles, autoportrait après un régime réussi.

Peux-tu te présenter?

Gregory Makles. Je suis surtout connu pour mon travail avec Paul Jorion sur La Survie de l’Espèce, un roman graphique sur la finance qui se moque aigrement de notre propre espèce (ouvrage cours d’adaptation pour une série en stop motion ces jours-ci). J’ai aussi fait rire pas mal de gens avec ma bande dessinée à la South Park sur ma vie de personnage de World of Warcraft dans « Aventures de Stevostin ». Avant tout cela, j’ai écrit pas mal d’histoires fantastiques pour Robin Recht (Le Dernier Rituel) et Joseph Lacroix (l’Encyclopédie du Mal), dont Ruppert que j’ai également dessiné. Dans une autre vie, je suis co-fondateur d’Ohm Force, une petite société culte de logiciels audio avec des utilisateurs très connus.

Que fais-tu dans Gryyym ?

Au début, j’ai juste dit à une bande d’amis qu’ils devraient peut-être envisager de « crowdfunder » leur projet de bande dessinée d’horreur en 2019. J’ai tout de suite été recruté de force en tant que « gars pour le web » et commet auteur. C’est qu’ils me connaissent depuis notre école d’art (ENSAD) où mon vrai rêve s’exprimait dans mon amour profond pour les bandes dessinées britanniques (Bisley, Mc Kean, Hewlett…). Ils étaient donc conscients que j’avais besoin d’un tout petit coup de pouce pour remettre les gants et faire quelque chose de vraiment noir.

Et pourquoi Gryyym?

Il s’agit tout simplement de faire le genre de bande dessinée dont j’ai envie. De la bd de genre, populaire, avec un dévouement total à la cause, c’est l’art qui me parle. Etre amusant, mais profond, spectaculaire, mais en ayant toujours une raison, sans dire aux gens ce qu’ils doivent penser, mais en pensant soi-même. Pat Mills, qui est notre parrain et, de loin, mon scenariste de bandes dessinées préféré, l’incarne parfaitement.

Ta BD d’horreur préférée?

Probablement quelques partie du Cages de Dave Mc Kean qui font peur à la façon de David Lynch au cinéma. Maintenant, si nous parlons de mon premier et plus grand frisson en bd d’horreurs, c’est quand, adolescent, un ami a amené le juge Dredd de Bolland, avec les juges morts, au collège. Les visuels sinistre en noir et blanc, les personnages, j’étais complètement fasciné.

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